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Lundi 19 mai 2008

Le président de la République, chef des armées, n’a pas été mandaté pour engager la France dans une guerre de civilisation souhaitée à la fois par Georges W. Bush et Al Qaïda !


Une guerre qui a déjà fait  en 5 ans en Irak 1 173 743 morts dont 4000 soldats américains !

Non à l’envoi de renforts en Afghanistan

Les Afghans déjà martyrisés par une guerre interminable (40 ans de combats) n’ont pas besoin de guerriers. Misère, attentat, famine, corruption, trafic de drogue, sont déjà le lot quotidien de ce peuple. N’en rajoutons pas ! C’est de la Paix et d’une véritable solidarité internationale dont l’Afghanistan a besoin. Pourtant Nicolas Sarkozy prévoit que le contingent de 700 soldats engagés pour combattre dans l’est de l’Afghanistan « y sera pour longtemps, jusqu’à la victoire » (discours au sommet de l’Otan avril 2008). En 2008 les opérations militaires françaises coûteront déjà 400 millions de plus que prévu. Comment financera-t-on cette nouvelle opération?
? Non au retour de la France au sein du  commandement militaire de l’Otan     

Que va-t-on faire dans cette galère ! La France dispose aujourd’hui d’une liberté qui lui a permis notamment de s’opposer à la guerre des États-Unis en Irak. Réintégrer l’Otan après 41 ans de fructueuse indépendance tient de l’imbécile allégeance idéologique et brade d’un coup, les intérêts de la France, de l’Europe et de la Paix dans le monde. Ce retour au sein de l’alliance nous expose aux actions des groupes terroristes qui trouvent dans la politique de Georges Bush les meilleurs arguments de leur développement au détriment des populations qu’ils terrorisent.. Enfin cette aventure s’accompagne là encore d’une augmentation des crédits militaires.

 La France a mieux à faire

Au moment où le gouvernement inflige des réductions drastiques aux dépenses publiques de l’État, les richesses de notre pays continuent d’être dilapidées pour les préparatifs de guerre (nouveaux missiles, nouveaux sous-marins, nouvelle base militaire à l’étranger). Pourtant, les besoins sociaux sont criants ! Plutôt que de tester de nouveaux missiles ou lancer un nouveau sous-marin, la France avec courage, pourra briser le tabou nucléaire, de la puissance par la force et des dépenses militaires, incompatibles avec les investissements pour un monde plus juste et plus pacifique. La France a mieux à faire pour la paix en ouvrant une nouvelle ère des relations internationales et en respectant le Traité de Non Prolifération des armes nucléaires au profit  du développement humain durable.
 
Avec les 65%de français refusons cette escalade guerrière !

Départ en car pour Cannes le dimanche 25 mai à 13h devant le parc du Millénaire à Marseille (face à la tour Méditerranée). Halte à Aubagne, St Maximin.

Appel soutenu par les premiers signataires : Le  Mouvement de la Paix - UD CGT – PCF – Rouge Vif –– Appel des cent pour la Paix – Femmes Solidaires – AFASPA – KALLISTE – Association Palestine 13- Collectif 13 Droits des Femmes (36 organisations) –FFM – NPNS – MRAP – Femmes Familles Font Vert – NEGAR –Centre des Cultures – Artistes pour la Paix – Solidaires -  Survie 13 – CFDT – LCR – Jeunes Communistes…

Inscription  : Mouvement de la Paix 45 rue de Forbin 13002 Marseille tel 06 88 43 79 93 ou 04 91 42 31 94

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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Samedi 17 mai 2008
La grogne des pêcheurs face à l'envolée du prix du gazole s'est étendue samedi dans les ports de la côte atlantique avec de nouveaux blocages et un mouvement de grève affectant désormais notamment la Vendée et la Loire-Atlantique.

Après le blocage des trois ports de La Rochelle et de celui des Sables d'Olonne, le port de plaisance de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) a été bloqué à son tour samedi à l'aube, tandis que les pêcheurs du port de commerce de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de l'île d'Yeu, la Turballe et du Croisic (Loire-Atlantique) ont opté pour la grève.

A La Rochelle, les pêcheurs continuent de bloquer pour le troisième jour consécutif l'accès au Vieux port, ainsi que le port de commerce de La Pallice et le port de Plaisance des Minimes, a-t-on appris auprès de la capitainerie.

A l'issue d'une réunion samedi avec les autorités portuaires, les pêcheurs ont décidé de bloquer le port de commerce jusqu'à dimanche matin. Ce blocus de l'écluse du bassin à flots et du port de service où sont stationnés les remorqueurs entraîne cependant peu de perturbation en raison du week-end, a souligné cette source.

Le port autonome de La Rochelle est le huitième port français avec un trafic de 7,3 millions de tonnes en 2007, loin derrière le premier, Marseille, avec un trafic de 96,3 millions de tonnes.

Le port de plaisance des Minimes était également bloqué depuis 07H30 samedi, et ce jusqu'aux environs de 19H30. Ce blocage représente une gêne importante, environ 500 bateaux transitant en moyenne dans le port au cours d'un week-end de printemps.

Des régates prévues au départ de La Rochelle ont par ailleurs été annulées. Une opération escargot dans les rues de La Rochelle était en cours en fin d'après-midi.

Les pêcheurs de la Cotinière à Oléron maintenaient également leur grève.

En Vendée, le port des Sables-d'Olonne était toujours bloqué "jusqu'à dimanche au minimum", selon les organisateurs.

A Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le port de plaisance était bloqué par des bateaux et un câble tendu dans l'eau, tandis qu'au port de pêche, les marins ont décidé de ne pas partir en mer samedi.

Au large de Saint-Gilles, les pêcheurs de l'île d'Yeu ont également décidé samedi de se mettre en grève à compter de dimanche et ce jusqu'à mercredi, selon le secrétaire du comité local des pêches, Sébastien Chauvet.

Ce mouvement a aussi fait tâche tuile en Loire-Atlantique, dans les ports de La Turballe et du Croisic. Lors d'une réunion commune, les comités des pêches des deux ports ont décidé d'entrer en grève jusqu'à mercredi, a indiqué à l'AFP la présidente du comité de La Turballe, Dominique Lebrun.

En Bretagne, les pêcheurs étaient toujours dans l'attente. "Le mot d'ordre" lancé par le président du Comité régional de pêche de Bretagne, André Le Berre, est de "se mettre en stand-by jusqu'à mercredi", date à laquelle le ministre de la Pêche, Michel Barnier, doit tenir une réunion du comité de suivi.

Les pêcheurs espèrent obtenir du gouvernement un soutien financier pour compenser la hausse du gazole, qui bat des records et qu'ils paient environ 0,70 euro le litre.


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par Papyves83 publié dans : Actualité
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Samedi 17 mai 2008
Sous le thème « Mai 68, des luttes actuelles… Â», cette nouvelle édition de la fête en PACA promet un grand rassemblement militant, social et festif.

Samedi 24 mai de midi à minuit au Parc Chanot de Marseille, Hall 3


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Au programme stands associatifs et militants, rencontres, débats, mais également spectacles et concerts avec le groupe Pigalle ou encore Pierpoljack.


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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Mardi 13 mai 2008

La loi de modernisation de l’économie (LME) présentée par Bercy compte sur une plus grande concurrence entre hypermarchés pour faire baisser les prix. Alors que l’inflation s’établit à 3%…

A l’heure où le pouvoir d’achat des Français devient une question pressante, tout ce que fait le gouvernement devient subitement bon pour le porte-monnaie. Y compris la loi de modernisation de l’économie (LME), présentée lundi en conseil des ministres par Christine Lagarde. Une loi censée « combattre les rentes et les abus de position dominante ». Donc de faire baisser les prix, espère la ministre de l’Economie. "Aujourd’hui, ce qu’on veut faire avec la LME, c’est rétablir la transparence et la négociabilité des conditions générales de vente", a dit la ministre. "J’attends des distributeurs qu’ils jouent le jeu des prix bas", a-t-elle aussi dit, de quoi inquiéter les producteurs de fruits et légumes, déjà pressurés par la grande distribution. Plusieurs organisations de producteurs et de petits distributeurs ont d’ailleurs lancé une pétition.
Inquiétudes des producteurs

La FNSEA, Coop de France, ainsi que l’ANIA, association des industries alimentaires, mais aussi la CGPME disent « non à l’asphyxie des PME et à la suppression de milliers d’emplois ». « Ce texte donne les clés de nos entreprises à la grande distribution, déjà toute puissante ».

Le projet vise donc à assouplir les règles sur l’équipement commercial notamment pour les magasins de plus de 300 m2, régis par une réglementation qui préserve le commerce de proximité. Les députés UMP eux-mêmes seraient divisés sur la question "Notre projet" consiste à "permettre à des distributeurs qui ne sont pas implantés, de le faire sans contraintes", a dit sans ambages la ministre. Elle souhaite que "distributeurs et fournisseurs puissent négocier de manière beaucoup plus souple leurs conditions générales de vente », et « répercuter les baisses de prix" aux consommateurs. Le régime des soldes doit être également élargi.
Les hypermarchés, grands gagnants

Le patron des centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, ne s’y est pas trompé en exprimant son "soutien" au projet de loi. S’il est « voté à la fin du printemps, dès la rentrée, il y aura des actions spectaculaires de l’ensemble des distributeurs", ce qui amènera "une tension positive sur les prix pour le pouvoir d’achat", a-t-il estimé en évoquant "2% d’économies supplémentaires", et "ça va diviser par deux l’inflation". Pour l’amener "à quelque chose qui correspond aux augmentations de salaires". Ce qui veut dire : pas de pouvoir d’achat en plus, mais juste son maintien… Même ceux qui soutiennent le projet ne croient pas une seconde qu’il va redonner du pouvoir d’achat aux Français.

L’ensemble des mesures du projet de loi devrait permettre selon le gouvernement la création de 250.000 emplois en cinq ans. Un autre volet du projet de loi est consacré au statut de l’entrepreneur individuel, dont les démarches administratives vont être simplifiées et qui ne paiera pas de charges lorsqu’il ne fera pas de chiffre d’affaires.

Le travail le dimanche et le projet de loi introduisant les "actions de groupe" (class actions) dans le droit français, finalement exclus de la LME, feront l’objet de textes distincts de la LME.

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par Papyves83 publié dans : Discussion politique
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Mardi 13 mai 2008

79% des Françaises et des françaises jugent que la politique du gouvernement n'a rien amélioré.

Les communistes proposent d'adresser une lettre d'exigences à Nicolas Sarkozy :






Monsieur le Président

Ecoutez-nous!
Vous aviez dit « tout est possible » et votre politique depuis un an aggrave toutes les difficultés de la France. Et les nôtres.

Vous avez choisi de servir le MEDEF, les circuits financiers et vos amis notamment avec le « paquet fiscal ». Et pour cela vos « réformes » cassent tous les acquis construits par nos aînés, école publique, sécurité et protection sociales, hôpital, culture, code du travail... Vous êtes le Président du « travailler plus pour gagner moins ».

Ca ne peut pas durer comme ça! Nous voulons une autre vie pour nous et nos enfants.
S'il faut la rupture, rompons avec la logique du tout pour le fric.

Un Président de la République en a la possibilité et les pouvoirs. Vous allez en juillet prochain devenir Président de l'Europe.

Sachez que nous ne nous tairons pas. Déjà, beaucoup d'entre nous manifestent nombreux contre les effets néfastes de vos choix. Nous voulons construire une alternative où l'humain soit au centre.

A retourner à :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris

Et à la fédération du Var du Parti Communiste Français :
Espace Bale Nuée - Avenue E. Blanc - 83160 LA VALETTE DU VAR
Email : federation-pcf-var@wanadoo.fr

par Papyves83 publié dans : Luttes
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Mardi 13 mai 2008

Deux jours après l'espoir suscité par le retrait du Hezbollah des rues de Beyrouth-Ouest, les violences se poursuivaient au Liban entre partisans de la majorité et de l'opposition, lundi 12 mai, atteignant des localités épargnées depuis le début des combats, il y a cinq jours.

Dès l'aube, des échanges de tirs étaient signalés dans la région de Masnaa, frontalière de la Syrie. Selon le site du quotidien An Nahar, la ville de Masnaa a essuyé des tirs à l'arme lourde, tandis que des hommes répliquaient des villages alentour. Le journal affirme que ces tirs venaient du côté syrien de la frontière.

Dimanche, des combats ont éclaté dans des régions majoritairement druzes du sud-est de la capitale, et se sont poursuivis jusque tard dans la nuit. Des tirs de mitrailleuses et de fortes explosions ont retenti dans plusieurs villages du district d'Aley, notamment à Aaytat et Baysour. D'intenses combats ont également eu lieu à Choueifat. Les druzes Walid Joumblatt, l'un des chefs de la majorité antisyrienne, et son opposant Talal Arslan, allié du Hezbollah, ont appelé leurs partisans à déposer les armes. Lundi matin, le calme semblait revenu dans cette région d'Aley.

53 MORTS ET PLUS DE 150 BLESSÉS

Le même calme précaire est revenu à Tripoli, la grande ville côtière du nord du Liban, où l'armée a pris position après que des affrontements eurent fait plusieurs morts, dimanche. A Beyrouth, les hommes armés de l'opposition chiite – Hezbollah et Amal en tête – avaient totalement disparu des quartiers ouest dont ils avaient pris le contrôle vendredi, cédant la place aux militaires déployés en masse. Un accrochage a toutefois été signalé dans le quartier d'Hamra entre des partisans chiites du Parti nationaliste syrien et des miliciens sunnites proches de la majorité.

Le bilan de ces cinq derniers jours d'affrontements s'élève à au moins cinquante-trois morts et plus de cent cinquante blessés. Le bilan politique pourrait être tout aussi désastreux. Privé de président depuis l'expiration du mandat du prosyrien Emile Lahoud en novembre, le Liban risque d'avoir du mal à se relever de cette grave crise.

Dimanche soir, la Ligue arabe a lancé "un appel urgent à la fin immédiate des violences". Mais l'influence de l'organisation régionale sur la situation libanaise est limitée, tant ses membres sont divisés entre défenseurs du gouvernement de Fouad Siniora – Egypte et Arabie saoudite – et soutiens de l'opposition chiite – Iran et Syrie.

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par Papyves83 publié dans : International
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Lundi 12 mai 2008
Au moins 8.600 morts, des milliers de blessés et de bâtiments détruits, des routes impraticables... Le bilan déjà effrayant du violent séisme qui a frappé lundi la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, n'est que provisoire et laisse présager du pire. Dans le seul district de Beichuan, au Sichuan, à environ 90 kilomètres au nord-est de l'épicentre dTremblement de terre Chineu séisme, Wenchuan, le gouvernement local, cité par Chine Nouvelle dénombre déjà entre 3.000 et 5.000 morts, jusqu'à 10.000 blessés et 80% des immeubles détruits. Et la zone la plus touchée était toujours inaccessible lundi soir, selon Chine nouvelle, citant les autorités locales qui craignent que le bilan des morts ne s'alourdisse encore.

Le tremblement de terre, d'une magnitude de 7,8, a d'ailleurs été ressenti jusqu'à 3.000 kilomètres, jusqu'en Thaïlande et au Vietnam. Outre le Sichuan, ont aussi été touchées les provinces du Gansu (nord-ouest), où au moins 48 personnes ont été tuées, de Shaanxi (nord-ouest), au moins 61 morts, de Chongqing (sud-ouest), 50 morts, et du Yunnan (sud-ouest), un mort. A Pékin, à 1.500 km de l'épicentre, et Shanghaï, des bâtiments gouvernementaux ont été ébranlés et des dizaines de milliers de personnes évacuées de leurs bureaux.

850 élèves ensevelis, deux usines chimiques effondrées.

Il n'y a plus de communications avec les villages dévastés. On apprend peu à peu l'étendue des dégâts, par l'agence Chine Nouvelle.

50 lycéens sont morts et près de 850 étaient lundi soir sous les décombres de leur établissement effondré à Dujiangyan, à 100 km de l'épicentre du séisme. Certains d'entre eux tentaient de se libérer eux-mêmes, tandis que d'autres appelaient à l'aide. A côté, un hôpital également effondré...

Toujours dans cette province, deux usines chimiques se sont également écroulées, à Shifang, au nord de Chengdu, ensevelissant des centaines d'employés et conduisant à l'évacuation de 6.000 riverains. L'accident a provoqué la fuite de 80 tonnes d'ammoniaque, selon Chine Nouvelle.

En revanche, pas de dégâts sur les installations des jeux Olympiques, s'est empressé d'indiquer le comité d'organisation, rappelant qu'elles sont "antisismiques jusqu'à un niveau assez élevé". L'énorme barrage hydroélectrique des Trois-Gorges sur le fleuve Yangze a lui aussi été épargné, selon la société chargée de son exploitation. L'aéroport international de Chengdu a été temporairement fermé. Selon la télévision nationale chinoise, les communications téléphoniques avec le Wenchuan sont coupées. La cotation de 45 entreprises chinoises basées dans la province du Sichuan et dans la ville de Chongqing, dévastées, ont été suspendues en bourse.

L'armée dépêchée sur place.

Evoquant un "désastre", avant même de connaître l'ampleur exacte des dégâts, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé la population "au calme et au courage", dans une interview à la télévision chinoise. Il s'est d'ailleurs aussitôt rendu sur place. Dans la soirée, il a affirmé que la situation était plus grave que ce qui avait été estimé initialement. Le président Hu Jintao a ordonné une mobilisation maximale des secours : l'armée a été dépêchée pour "assister le gouvernement local du district de Wenchuan afin d'évaluer la situation et de l'aider dans les opérations de secours", a expliqué un officier de l'Armée populaire de libération (APL), membre du département des situations d'urgence.

La Commission européenne a aussitôt affirmé "surveiller de près" la situation, se disant "prête à apporter son assistance en cas de besoin". Le président américain, George W. Bush, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et offert à la Chine l'aide des Etats-Unis.

Le dernier séisme en Chine remonte à 2006. 22 personnes étaient mortes dans le Yunnan, dans le sud-ouest.

Le plus meurtrier remonte à 1976 : officiellement, 242.000 personnes avaient été tuées à l'est de Pékin, 700.000 selon des experts occidentaux.


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par Papyves83 publié dans : International
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Lundi 12 mai 2008
Par Raoul Marc JENNAR (Cliquer sur la photo pour le connaître)

Il serait question d’une démarche de Cohn-Bendit vers Nicolas Hulot et José Bové pour mettre sur pieds une liste commune aux élections européennes. L’objectif avoué est de « ratisser large » en réunissant « l’ensemble de la mouvance verte ». Nicolas Hulot serait « très favorable ».Ainsi donc, au nom d’une logique purement politicienne (faire des voix et avoir des élus), on voudrait gommer ce qui a séparé et continue de séparer les partisans du TCE et du traité de Lisbonne et ses adversaires. Décidément, les Verts n’en finissent plus de copier le PS. Voilà qu’ils cherchent maintenant eux aussi une « synthèse » !

Il ne peut y avoir de synthèse entre ceux qui bradent les exigences démocratiques et sociales et ceux qui ne s’accommodent pas des insuffisances scandaleuses de la construction européenne dans ces domaines. On ne pactise pas avec Giscard d’Estaing and Co et ceux qui le soutiennent. On les combat.

Il ne peut y avoir de synthèse entre ceux qui sont si souvent aux côtés des libre-échangistes du PS et ceux qui questionnent les finalités de la production et des échanges. On ne pactise pas avec Pascal Lamy et Dominique Strauss-Khann. On les combat.

Il ne peut y avoir de synthèse avec des gens qui dénoncent les agressions majeures que subit notre environnement, mais sont financés par ceux qui sont les premiers responsables de ces agressions. On ne pactise pas avec les multinationales. On les combat.

On fait élire des gens pour porter des choix politiques. Pas pour faire un coup médiatique. Pas pour fermer la parenthèse du « non » à une conception de l’Europe qui dresse les travailleurs d’Europe les uns contre les autres, qui organise les délocalisations, qui écoute d’abord les intérêts des firmes privées, qui démantèle les services publics, qui soutient à l’OMC, au FMI et à la Banque Mondiale les politiques à l’origine des graves crises mondiales que nous connaissons aujourd’hui.

Si la liste proposée par Cohn-Bendit devait voir le jour, je ne la soutiendrai pas. Je la combattrai.

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par Papyves83 publié dans : Discussion politique
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Lundi 12 mai 2008

Au moment où Israël, soutenu par les gouvernements occidentaux, s’apprête à célébrer avec faste le soixantième anniversaire de sa création, et alors que les Palestiniens, bouclés dans des ghettos, n’ont jamais été aussi opprimés, nous rediffusons un article, écrit en août 2003, qui conserve, malheureusement, toute son actualité.

L’Etat d’Israël a été fondé, en 1948, sur un crime que les victimes palestiniennes ont appelé "Nakba", "catastrophe". Cela s’est traduit par l’expulsion brutale de près de 90% des natifs palestiniens hors de chez eux.

Nous pensons qu’il n’y aura aucune paix possible aussi longtemps qu’Israël ne reconnaîtra pas ses torts et ne rendra pas aux Palestiniens ce qu’il leur a extorqué par la force durant ces soixante années.

Alors que la situation des Palestiniens s’est dangereusement aggravée, du fait de l’étranglement maintenu par l’occupant israélien, nos gouvernements devraient avoir la décence de refuser de participer à ces célébrations.

Et les journalistes devraient avoir enfin l’honnêteté de dire la vérité sur l’apartheid pratiqué par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et de la répéter jusqu’à ce qu’une solution conforme au droit international soit apportée à cette tragédie.

Ce Texte date du 8 août 2003 :

Nous ne devons jamais cesser de chercher l’humaine réalité.

Quand on découvre le degré de confusion dans lequel la désinformation a plongé les gens, dans les pays occidentaux, sur la guerre que livre Israël contre le peuple palestinien, on a de quoi s’inquiéter de l’efficacité de la propagande répandue par les autorités israéliennes et leurs relais.

Or, si les journalistes avaient gardé une équidistance par rapport aux parties en cause, relaté les faits en toute objectivité, systématiquement rappelé cette chose simple : que les Palestiniens sont victimes d’une immense injustice qui demande réparation - l’arrivée massive sur leur terres d’immigrants de confession juive qui les ont graduellement chassés, persécutés, massacrés en toute impunité - nous n’en serions peut-être pas là.

Il ne s’agit pas ici de refaire l’histoire, ni d’être pro-israélien ou pro-palestinien. Il s’agit simplement de savoir reconnaître la vérité des faits et de l’assumer humainement pour rendre justice aux victimes palestiniennes de l’oppression d’Israël, comme on a rendu justice, hier, aux victimes des crimes nazis (dont les Palestiniens ne sont en rien responsables).

Israël, fort de ses services de propagande et de renseignements – services qui infiltrent, manipulent, corrompent, tissent des réseaux secrets - a su asseoir son pouvoir sur l’information avec une efficacité redoutable. Répercuter tout ce que cet allié des Etats-Unis décrète et répand est de bon ton dans les rédactions. Par contre, dénoncer ce qui l’incrimine gravement n’est pas convenable.

Dans le respect de la vérité et de la justice, les citoyens doivent exiger des journalistes qu’ils cessent de les intoxiquer en rapportant les informations biaisées que les agents de communication, liés aux pouvoirs politiques et militaires dominants, ont pour métier de répandre. Israël et son influent « lobby » sont l’un de ces pouvoirs de manipulation et d’intoxication. Pouvoirs qui savent se faire craindre et que par conséquent, peu osent affronter ou contredire.

C’est à force de tromperies et de servilité que certains journalistes obtiennent leurs galons et bâtissent leur carrière. Or, quand les médias nous livrent une information falsifiée ou expurgée, ce n’est pas sans graves conséquences pour les peuples concernés. Ils privent la société d’une connaissance précieuse pour la compréhension des faits et la possibilité d’agir, de secourir les victimes, quand il est encore temps. Les Palestiniens ont déjà trop souffert ; ils ne peuvent plus attendre dix ans, vingt ans.

Nous sommes catégoriques : les journalistes portent une lourde responsabilité dans le pourrissement d’une situation qui fait l’affaire d’Israël et pénalise les Palestiniens.

Depuis des décennies les grands médias occidentaux, fortement influencés par la propagande militaire israélienne et les organisations juives dans le monde, s’ingénient à accréditer l’idée qu’Israël serait "menacé par les Arabes et les musulmans".

Des personnes de confession juive, partout dans le monde, se disent constamment menacées dans leur intégrité. Leurs dires sont tout à fait fantaisistes, mais n’en exercent pas moins une intense pression sur les gouvernements, les médias, l’opinion.

De leur côté, des journalistes et des groupes de pression ouvertement pro-israéliens, n’ont pas cessé d’exploiter la souffrance générée par l’holocauste et d’agiter le spectre de l’antisémitisme pour culpabiliser ceux qui demandent justice pour les Palestiniens victimes, à leur tour, d’épuration ethnique, de ghettoisation.

Or, quand on découvre l’étendue des persécutions qu’Israël a infligées aux Palestiniens depuis 1948, on demeure stupéfait par cette distorsion de la vérité. Pourquoi, depuis soixante ans, nous a-t-on parlé avec une telle insistance des victimes juives du nazisme alors qu’on passait sous silence les victimes palestiniennes des persécutions israéliennes ? Pourquoi deux poids deux mesures ?

Israël, et ses indéfectibles relais, nous ont toujours donné une version totalement faussée de ce qui se passe au Moyen Orient. Les campagnes qui présentent constamment les personnes de confession juive en victimes, ont pour but d’étouffer toute critique à l’encontre de l’État d’Israël ; un État, qui, peu le savent, s’est créé sur de nouvelles injustices : les massacres, la déportation des Palestiniens, l’épuration ethnique qui se poursuit.

Israël a toujours justifié ses annexions de terres palestiniennes, ses tueries de civils, ses destructions de villes et villages arabes, ses assassinats « extra judiciaires », en prétextant qu’ils étaient « nécessaires à sa sécurité ». Or, si l’on visite le Moyen Orient, on a vite fait de s’apercevoir que c’est l’État d’Israël - l’unique pays de la région qui possède des armes de destruction massive - qui a créé un climat d’insécurité et de désolation, également pour ses voisins syriens, libanais, irakiens.

Depuis que l’Etat d’Israël a été fondé en 1948 - sur les terres palestiniennes, sur la Palestine - il s’est attaché à construire une image négative de l’Arabe et du musulman. Les prétendus « terroristes » qu’il s’agit « d’éradiquer » selon Israël, tout comme les prétendues armes de destruction massive en Irak, qu’il s’agissait de « démanteler » selon les Etats-Unis, ont pour but inavoué, inavouable, d’affaiblir l’adversaire pour mieux l’écraser. Sans la complaisance des médias qui maintiennent le monde dans l’ignorance, cela ne serait pas possible.

C’est ainsi qu’Israël a pu mettre en place - sans susciter de réaction majeure des pays réputés « démocratiques » - un des pires systèmes d’apartheid. Tout, il peut tout se permettre : forcer les Palestiniens à vivre dans des ghettos surpeuplés, construire un mur immonde d’apartheid au travers de paysages bibliques sacrés que les Palestiniens n’avaient jamais osé toucher.

Israël, qui dispose d’une des premières armées du monde, n’avait bien évidemment pas besoin de ce mur pour sa « sécurité ». Ce mur de séparation ethnique, conçu de longue date, attendait son heure dans les tiroirs. Dès l’annonce de sa construction par le « socialiste » Ehud Barak - en ce funeste mois d’avril 2002 qui est devenu synonyme d’offensives meurtrières et de tragédies - il a obtenu l’appui de toutes les forces politiques israéliennes, camp de la paix inclus.

Israël a réussi son pari : mettre le monde devant un fait accompli. Le mur est là. Effrayant, indestructible.

Ce mur de séparation ethnique - dont le tracé implique l’annexion de puits, la confiscation de terres, la déportation de villageois - affectera directement et durablement des millions de Palestiniens. Ces derniers, appuyés par le Mouvement de solidarité internationale ISM, ont multiplié conférences de presse et actions de résistance pacifique pour tenter d’attirer l’attention des journalistes internationaux basés en Israël et de l’Union européenne. Peine perdue. Ils se sont faits systématiquement brutaliser, jeter en prison, torturer, expulser par l’armée israélienne.

Il a fallu attendre une année et demie, le jour où Bush a admis que ce mur constituait « un problème », pour que les médias occidentaux consentent à révéler au monde un peu de sa dimension. Bush, sous la pression de M. Ariel Sharon, se rétractera quatre jours plus tard. Or ce mur, qui emprisonnera les Palestiniens dans des ghettos infâmes, crée un obstacle de plus sur la voie de la paix ; car l’espoir des stratèges du « grand Israël » qui l’ont conçu est d’arriver, avec le temps, à rendre impossible toute reconnaissance des droits des Palestiniens à retourner sur leurs terres.

Si le monde a finalement pu se représenter ce qu’est physiquement ce mur dit de « sécurité », ses implications réelles sur la vie des Palestiniens restent largement incomprises. A cause du langage utilisé. Les auteurs de cette nouvelle atteinte à la légalité internationale se sont arrangés à présenter la construction de ce mur honteux de façon qu’il apparaisse comme un « mal nécessaire ». Or ce mur, qui sépare les Palestiniens des Israéliens, officialise objectivement la ségrégation ethnique et rend encore plus précaire la vie des Palestiniens.

Voilà où l’asservissement des principaux moyens d’information aux pouvoirs économiques et politiques conduit le monde. À justifier les crimes d’Israël et les mesures d’enfermement illégales des Palestiniens qu’il met en place. A donner l’illusion d’informer sur ce qui se passe en Palestine, alors que la réalité est totalement travestie.

Si les correspondants occidentaux avaient révélé les nouvelles injustices que ce mur honteux allait imposer aux Palestiniens, Israël n’aurait peut-être pas pu l’ériger. Lorsqu’il en a annoncé le projet, il s’était attendu à de vives réactions ; le silence de l’Occident lui a donné carte blanche.

C’est ainsi que, fort de cette impunité, en mars 2003, M. Sharon a modifié le tracé de ce mur de façon à annexer plus de terres et de colonies que prévu initialement. Peu après, conforté par l’indifférence du monde, il a encore annoncé l’ajout d’un mur supplémentaire qui enfermerait la Cisjordanie en entier. Les colonies, toutes illégales, qui sont la racine de tous les maux - soit quelque 450’000 nouveaux colons illégaux - sont les premières bénéficiaires de ces conquêtes territoriales.

Il y a des êtres de grande probité qui payent de leur vie leur volonté de dire au monde les horreurs dont ils sont les témoins. Témoins que l’armée israélienne - très soucieuse de son image - chasse sauvagement, assassine, jette en prison.

Israël qualifie toute personne qui dénonce ses crimes, comme « une menace pour sa sécurité ». Je songe ici à ces photographes et cameramen palestiniens pour commencer, qui ont à cœur de nous informer honnêtement et de témoigner de la souffrance de leur peuple au risque de leur vie.

Leurs images, si difficilement arrachées, sont le plus souvent expurgées, voire dénaturées, par nos journalistes qui ne nous les montrent, du reste, qu’au compte gouttes, préférant se servir des films fournis par les services de propagande militaire israéliens.

Ces reporters, ont été les meilleurs alliés des internationaux de l’ISM, présents comme eux, depuis mars 2002, sur ces lieux où l’armée israélienne mène des offensives particulièrement meurtrières. Ces hommes et femmes qui, par leur seule présence, caméra au poing, défient l’armée israélienne, méritent toute notre estime.

Chacun de nous se souvient de Raffaele Ciriello, ce photographe italien qu’un soldat israélien a délibérément tué à Ramallah, au début de l’offensive militaire de mars 2002 ; une offensive meurtrière toujours en cours, qui n’épargne pas ceux d’entre les journalistes étrangers qui veulent franchir le blocus militaire israélien pour entrer dans les quartiers palestiniens que l’armée israélienne a décrété « zones militaires ».

James Miller

James Miller, un jeune cameraman londonien, est la dernière victime de cette folie furieuse. Après sa mort, Israël a immédiatement nié la responsabilité de ses soldats. L’autopsie, et les témoins de l’ISM présents, ont prouvé que James Miller était de dos, quand un soldat de l’armée israélienne l’a délibérément touché en pleine tête, le 2 mai 2003. James Miller portait un gilet pare-balles sur lequel était écrit en grandes lettres « Press ». Il filmait précisément, cette nuit là, le massacre de civils palestiniens à Rafah par l’armée israélienne, venue en force dans cette partie de Gaza dont Israël convoite les terres. C’est comme cela qu’Israël se débarrasse de tous ceux qui persistent à vouloir filmer ses abus pour témoigner honnêtement.
La légèreté avec laquelle nos médias prennent pour argent comptant, les mensonges d’Etat israéliens, est impardonnable.

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par Papyves83 publié dans : International
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Lundi 12 mai 2008

Alors que le bilan du cyclone Nargis ne cesse de s’alourdir, on parle d'un nombre de 23 000 morts, 37 000 disparus, 1,5 million de sinistrés, sans toit, sans nourriture, sans soins …mais à quel chiffre se fier, on découvre avec stupeur une réalité non moins épouvantable : la junte militaire au pouvoir refuse l’entrée des organisations humanitaires et des secours extérieurs de crainte que cela contribue à la déstabiliser sur le plan politique !

Ainsi des quantités de denrées et de médicaments sont bloquées aux frontières, dans les ports, les aéroports, le pouvoir entendant se charger de l’utilisation de ces aides sans accorder le moindre visa aux personnes : le comble de la paranoïa. Ce qui a des conséquences terribles sur les populations manquant de tout et risquant les épidémies notamment de dysenterie et de paludisme.

Ce n’est plus de l’incurie, c’est du génocide organisé, par non-assistance à personnes en danger à une très vaste échelle.

A côté, les évènements du Tibet relèvent de l’anecdote. Mais la Birmanie, en dehors du cyclone, ça n’a pas l’air de passionner les rédactions. Il est vrai que le scandale dure depuis 46 ans avec le pouvoir des généraux et leur sens aigu de l’ordre et de la discipline. On s’y est habitué, c’est comme la « démocratie » en Colombie et ailleurs. Enfin, les médias bien-pensants…

En place depuis 1962, la junte s’est livrée à une violente répression en 1988, suite à un mouvement populaire puissant qui avait débouché sur des élections tellement libres qu’elles ont donné la victoire à la Ligue nationale démocratique de Aung San Suu  Kyi avec 80% et le pouvoir militaire les a annulées !

Prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi, est depuis assignée en résidence et la vie continue avec des centaines de morts en septembre 07, à la suite d’une manifestation de moines boudhistes puis des Birmans contre les augmentations en chaîne, préfiguration des émeutes de la faim de ces dernières semaines.

Et puis, le 3 mai dernier, le cyclone Nargis s’est abattu, signalé 48 heures avant aux autorités birmanes par l’Inde. Mais les généraux font davantage confiance aux astres qu’à la science, car ils consultent régulièrement les astrologues qui n’avaient pas prévu la catastrophe et encore moins les dispositions à prendre pour protéger les populations et les assister dans l’épreuve.

Et, en plus, ils étaient tout à leur référendum prévu le 10 mai qu’ils ont maintenu, on n’arrête pas l’indécence.
Sarkozy s’est indigné contre l’attitude du gouvernement, il pouvait difficilement se taire, Bush a fait de même après avoir fermé les yeux sur ce régime des généraux qui accueille tout de même les très grosses entreprises, comme Total qui exploite le gaz en mer dont 90% est vendu à la Thaïlande et qui se justifie en écrivant sur son site que son programme a permis « la paix civile et l’éradication du travail forcé…dans la région du gazoduc ».

On se sent impuissant à faire évoluer une telle situation et à porter secours par le don d’argent, de médicaments, de vivres…doutant de leur acheminement ! Au 21 è siècle, alors qu’on a les informations en temps réel sur toute la planète et que quelques heures d’avion suffisent pour s’y rendre.

Pas une autorité internationale capable de faire entendre raison à un gouvernement refusant les aides humanitaires ! On ne soutient pas le droit d’ingérence bien qu’il existe de fait sous des tas de formes notamment économiques et militaires.

On attend que les gouvernements et l’ONU mettent en demeure de tels usurpateurs de ne pouvoir refuser l’aide humanitaire bénévole destinée aux populations civiles qui souffrent, qui ont perdu tout ou partie de leurs familles, de leurs biens et dont la survie dépend de la rapidité de l’acheminement de ces aides…que le pouvoir militaire s’emploie à ralentir !

Une honte !

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par René FREDON publié dans : International
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Vendredi 9 mai 2008

Comme aux heures les plus sombres de la guerre civile, des combats de rues ont éclaté entre milices armées faisant onze victimes. Le Hezbollah s’empare de la partie ouest de la capitale libanaise, sans faire connaître ses intentions.
Hassan Nasrallah, le chef du parti chiite, avait qualifié, jeudi, de "déclaration de guerre" des décisions prises mardi par le gouvernement à l’encontre du Hezbollah.

Les combats entre partisans de l’opposition emmenée par le Hezbollah et ceux du gouvernement ont cessé vendredi à Beyrouth, les combattants du Hezbollah ayant pris le contrôle de l’ouest de la capitale.

Les violents affrontements armés ont éclaté jeudi et se sont poursuivis vendredi, faisant onze morts, dans l’ouest de Beyrouth, quelques instants après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Ce dernier a accusé jeudi le gouvernement libanais de vouloir désarmer la formation chiite affirmant que celle-ci utilisera ses armes "pour "défendre la résistance".

Les violents accrochages armés entre partisans de l’opposition et de la majorité anti-syrienne, qui se sont multipliés mercredi 7 mai à Beyrouth, se sont étendus jeudi à plusieurs villes du Liban. Le pays est paralysé, avec de nombreuses routes bloquées et l’aéroport international fermé. Selon un journaliste de l’AFP et des témoins, les partisans armés de l’opposition gagnent du terrain et contrôlent désormais plusieurs quartiers considérés jusque-là comme des bastions de la formation de Saad Hariri dans l’ouest de Beyrouth où se concentrent les affrontements.

Le Hezbollah a pris le contrôle d’une grande partie de la capitale, dont des organes de presse pro-gouvernementaux comme la chaîne de télévision Future News, au troisième jour d’une campagne de désobéissance, qui a fait au moins 11 morts et 20 blessés. Des hommes armés ont également investi les locaux du journal Al Moustakbal appartenant à Hariri, ont déclaré des témoins. De la fumée s’échappait des fenêtres du bâtiment. Le bruit sourd des grenades et le craquement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit, rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990.

Le gouvernement avait décidé mardi d’enquêter sur un réseau de télécommunications qui aurait été installé par le Hezbollah à travers le pays, et de limoger le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth présenté comme un proche du mouvement chiite. Ce réseau téléphonique privé, enterré, relie les localités du sud et la banlieue sud de Beyrouth, et est destiné selon le Hezbollah "à échapper aux écoutes israéliennes".

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a prévenu jeudi que la crise au Liban ne sera résolue que si le gouvernement revient sur ses décisions prises à l’encontre de la formation chiite et accepte un dialogue national.

Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu" la décision de démanteler le réseau de communications du Hezbollah. Le fils de l’ancien Premier ministre assassiné en 2005 a en outre suggéré que l’armée soit chargée de trancher cette question.

L’ONU lance un appel au calme

Celle-ci est restée jusqu’ici en dehors du conflit, de crainte de voir les soldats déserter et rejoindre leurs communautés.

Selon un des émissaires de l’ONU au Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, le Hezbollah libanais dispose d’une infrastructure paramilitaire massive en marge de l’Etat qui constitue une menace à la paix et à la sécurité régionales.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue" dans une déclaration politique n’ayant pas de valeur contraignante.

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par Papyves83 publié dans : International
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Jeudi 8 mai 2008


En cette fin de semaine, le siège de l’Humanité intégre de nouveaux locaux face au Stade de France. "Un nouveau départ, un nouvel élan" pour Patrick Le Hyaric, directeur du journal.

En cette fin de semaine, l’Humanité déménage. C’est avec un douloureux pincement au coeur que nous sommes contraints de vendre l’immeuble qui abrite le journal depuis 1989.

Nous n’avions pas d’autre choix pour apurer nos comptes et nous conformer aux législations en vigueur.

Ajoutons que le bel immeuble, dessiné par Oscar Niemeyer, à Saint-Denis Ã